Fricassée d’écrevisses (et comment en arriver là…)

 


Succulentes et… inoffensives !

Alors soyons honnêtes : cette recette est d’autant plus « à tomber » que c’est une pêche « maison » qui a permis de ramener ces charmantes bestioles dans la cuisine !
Voici donc le reportage préalable qui prouve qu’une fricassée d’écrevisses, ça se mérite…

Une fois l’endroit idéal déniché, place aux professionnels équipés d’un matériel de haute précision : des bottes, des balances et… du poisson qui sent très fort (qui pue c’est l’horreur, pour être très clair).

Les balances ce sont ces filets d’un volume d’une essoreuse à salade (on a les repères qu’on a !) au fond desquel il y a un ressort qui tient prisonnier un morceau de poisson (pourri donc). Après consultations auprès des pros du coin, l’idéal c’est de mettre des morceaux de tête de mouton bien faisandée (ah oui beurk bonne idée !)

Ces balances sont disposées dans la rivière, on cale les ficelles avec des cailloux ou on les noue aux branches et on attend facilement… 5-10 minutes : on repère le petit morceau de polystyrène qui flotte et en s’approchant doucement, on peut récupérer d’un geste rapide la balance et ses invitées surprises (photo de droite l’ombre d’une invitée…)

Ensuite place à la dextérité des pécheurs car ces monstres ont des pinces redoutables qui ne sont pas là que pour faire joli, en gros une attaque d’écrevisse, ça fait hyper mal ! Donc, il faut les attrapper par derrière, juste avant les pinces. Heureusement, d’autres rencontres sont plus pacifiques mais la vigilence est de rigueur car garder une petit grenouille dans la main ouverte c’est aussi du sport !

La recette pour 4 personnes :

24 écrevisses
1 carotte
2 échalotes
40 g de beurre
15 cl de porto
20 cl de crème liquide
une petite boîte de concentré de tomates (70 g)
1 cuillère à soupe de persil plat ciselé
sel & poivre

Pour éviter une éventuelle amertume de la chair, on peut « châtrer » les écrevisses avant de les faire cuire. C’est enlever le boyau intestinal dont l’extrémité peut se saisir en ôtant le bout de la queue. C’est pas glamour mais c’est très facile à faire !
(oui bon ok c’est horrible…)

Peler et hacher la carotte et les échalotes. Les faire fondre à feu doux dans 20 g de beurre.
Faire revenir les écrevisses à feu vif dans une sauteuse avec les 20 g de beurre restant jusqu’à ce qu’elles se colorent en
rouge.
Faire chauffer le porto dans une petite casserole, le flamber et en arroser les écrevisses (pas d’enfant à proximité même si c’est joli les flammes !).
Ajouter le concentré de tomates, le persil, les légumes, la crème liquide puis saler et poivrer.
Couvrir et laisser cuire à feu doux environ 10 minutes.

Conseil de dégustation :
à manger avec les doigts, une serviette autour du cou !

 

 


Spéciale dédicace pour the Korporate family : Véro, Juju & Manu !

15 commentaires

  1. Il est l’heure de dîner et j’ai une soudaine envie de fricassée d’écrevissesJe crois que je vais devoir me contenter des photos !!!!bouhouhou!!!snif !Tu crois que ça peut donner un bon résultat avec des langoustines ?

  2. Chez nous, dans les marais, nous sommes envahis d’écrevisses et les balances dont tu parles pour les pêcher on appelle ça des bosselles ; ça sert aussi pour pêcher les anguilles ; mais lesdites écrevises sont un peu – même beaucoup – fadasses, elles demandent à être très relevées en cuisine. Je pense que celles de rivière que tu as pêchées doivent être plus goûtues et elles me font drôlement envie car j’en raffole. La petite crème au porto, hum ! un délice…

  3. ohlala, ça donne envie tout ça… je ne savais pas qu’en gironde on pouvait pêcher des écrevisses !!!ça pourrait bien intéresser mes 2 pécheurs de fistons si le coin n’est pas une « pèche gardée » !!!!Nous,le panier à salade pour la pêche, on appelle ça une bourriche dans le sud gironde !!mais je pense que chaque région a son nom, car pour mon beau-père « breton » il s’agit d’une « nasse » …A bientôt et merci pour ces découvertes aventurières et culinaires !!

  4. Chez nous dans le Sud Languedocien, c’est aussi une nasse, ce petit panier.J’ai péché avec les enfants, il y a de cela 3/4 ans, des écrevisses dans un lac privé (nous avions l’autorisation du patron, je précise).Par contre, nous n’avions pas de nasse, et donc nous avons fait avec des cannes à pêche normale, un hameçon ou nous accrochions un morceau de viande passée et odorante… et nous devions remonter la ligne dés que l’écrevisse mordait.Les enfants avaient adoré, les remonter, mais pas les décrocher !! :)Par contre, les tiennes sont bien plus grosses que celles que nous avions péchées. C’est délicieux, les écrevisses.Bisous, Marie

  5. J’ai failli crier j’arrrrriveeeee !!! mais je me suis dit après qu’il n’en restait sans doute plus… logique ça à l’air tellement bon !!!

  6. Me voila arrivée sur ton blog via le lien trouvé chez une cop. Que de recettes sympas….j’ai tres envie d’essayer le sorbet chévre.Il me parait interressant en saveur.En cuisine, je ne suis pas une crac mais je suis une bonne exécutante alors je devrais y arriver.Tes écrevisses ont l’air aussi tres bonnes mais….il faut avoir les écrevisses et ds moa région, on n’en trouve plus depuis longtemps.Dommage.A bientôtJosie

  7. souvenirs d’enfance…Merveilleux la peche aux écrevisses avec les balances et le poisson qui pue ! Ca m’a rappelé mon enfance en..banlieue Parisienne, à BONDY oui BONDY ! On allait pehcer des écrevisses dans la canal de l’Ourcq vers la fin des années 60. Ce n’était pas du tout ce que c’est devenu depuis. Nous on emprisonnait les vieux poissons dans des bas que nos mères ne mettaient plus. Par contre je n’ai aucun souvenir de douleur particulière suite à une « pince » d’écrevisse. je pense que la légende et le fantasme doivent etre plus forts que la réalité. En tout cas bravo pour cette épopée mise en images !

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